Le monde comme il va

La question philosophique ne serait plus « l’homme est-il naturellement bon ou mauvais ? », mais « l’homme est-il foncièrement con ? ».

L’homme est-il irrécupérable, sans mémoire ni conscience, les programmes éducatifs n’y changeant rien, n’apprenant rien du passé, n’espérant rien de l’avenir, hanté par la peur et rongé par la colère ? Sinon, comment expliquer les élections de Jair Bolsonaro au Brésil, de Donald Trump aux Etats-Unis, de Rodrigo Duterte aux Philippines ou encore de Matteo Salvini en Italie ? Comment expliquer que le peuple puisse vouloir donner les clés de chez lui à des émissaires de haine irresponsables ? Et nous encore, électeurs français fragiles et indécis, que voterons-nous pour l’Europe, si seulement nous votons, si seulement déplacement il y a jusqu’au bureau de vote, orgueilleux et fiers d’accomplir notre devoir de citoyen — utopique pensée ?

Je pense à la France des lumières. Mais enfin, qu’était-ce que cette France-là, si ce n’est une poignée d’illuminés perdus dans un océan d’ignorance ?

Je veux être une illuminée parmi les illuminés, des millions de petits illuminés, partout, partout, partout.

Rue Keller, Paris – © Aurélia Gantier

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