Sei Ibiza

La morsure du soleil sur la plante des pieds, la caresse féline du vent, le toucher poisseux d’une peau salée, des jambes pailletées de sable, un corps à l’abandon sur une fouta, un autre flottant, les bains de mer transparents, l’odeur âcre des bords de mer, la cour incessante des cigales, les aiguilles de pin, les fonds turquoises qui tournent à l’encre de seiche sous la poussée des levers de lune, des ciels orangés, des voutes étoilées, les étoiles filantes.

Un chapeau de paille, un panier, des yeux masqués vert bouteille, des ongles faits. Les cheveux longs des hommes nu-pieds.

Les ruelles bosselées de la citadelle, les maisons blanches, les canciones ondulantes, le grésillement nasaux des tables d’à-côté, la roche magnétique d’Es Vedrà.

L’agua con gas trop salée, le calamar à la plancha accompagné d’un verre de verdejo, le cava pétillant et sucré, le jamon gras et goûtu, les apéritifs arrosés, le pan con tomato.

Et toi et moi et lui et elle dans ce drôle d’été.

Cala Tarida, 2020 – © Aurélia Gantier

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